Même si « Damenndyn » est l’œuvre la plus populaire de Rose Berryl, l’auteure a signé de nombreux autres textes, en-dehors de la Fantasy notamment. Sa bibliographie comprend entre autres des nouvelles, et s’agrandira prochainement avec une série intitulée « Kryna », à paraitre en novembre 2014.

Rose Berryl

Rose Berryl. © Rose Berryl

Née à Mons au début des années 80, Rose Berryl fait ses études secondaires à Mons, avant d’entrer à la FUCAM, section sciences politiques. Changeant d’orientation, elle se tourne vers l’histoire de l’art à la FUNDP (université de Namur), avant de revenir à Mons. C’est durant cette période de bouleversements qu’elle couche sur papier les premiers mots de la saga Damenndyn. Si elle habite aujourd’hui à Montréal, Rose Berryl reste une auteure incontournable dans la région. Et, malgré l’éloignement, très disponible pour ses fans de tous pays, via les réseaux sociaux. Le Héraut du Hainaut vous propose une interview en deux parties, pour faire connaissance avec cette auteure complète, qui a étendu son registre au-delà de la Fantasy.

Si vous l’avez ratée, la première partie de l’interview est à lire ici.

Pour cette deuxième partie, nous vous proposons de découvrir d’autres facettes de son parcours, et son rapport au métier d’écrivain.

J’ai lu que vous aviez commencé l’écriture par un pari avec un ami. Pourriez-vous nous parler de cette « anecdote » à l’origine de votre carrière d’écrivain ?

Rose Berryl : « Tout a commencé en février 2002.  À cette époque, je traversais une période difficile et j’avais besoin de me changer les idées.  Mon meilleur ami de l’époque avait commencé la rédaction de quelques petites histoires mettant en scène son chevalier favori.  Un soir, tandis que nous discutions via le net, il m’a proposé d’écrire à mon tour, pour me changer les idées.  Sans grande prétention, j’ai alors pris quelques fiches, sur lesquelles je notais ce qui me venait à l’esprit (personnages, lieux, actions,… etc), jusqu’à ce que mon bureau se retrouve complètement recouvert de papiers gribouillés.  Je me suis ensuite installée devant mon traitement de texte et je me suis lancée.  Ce qui, au départ, ne devait compter que trois ou quatre pages, est vite devenu une suite ininterrompue d’idées qui poursuivent encore leur chemin aujourd’hui.  La saga Damenndyn était née, tel un claquement de doigts. »

A l’époque, la Fantasy connaissait un renouveau populaire, grâce aux films « Le Seigneur des Anneaux ». N’empêche, il n’est pas facile de percer dans ce genre, et plus particulièrement en Belgique. Comment êtes-vous parvenue à convaincre un éditeur de s’engager avec une jeune écrivaine dans une telle saga ?

« Après avoir accumulé plusieurs milliers de pages de textes, je me suis décidée à chercher un éditeur.  Après de nombreux échanges infructueux, j’ai eu l’occasion de discuter avec Madame France Bastia, Présidente de l’Association des Écrivains belges.  À l’époque, son fils était éditeur et c’est tout naturellement qu’elle m’a dirigée vers lui.  Quelques heures plus tard, un rendez-vous était pris pour que je visite la maison d’édition pour y rencontrer l’équipe qui, après seulement quelques passages lus, était totalement emballée par le projet.
Le lendemain, un contrat était signé pour la parution de la saga Damenndyn (qui portait à l’époque le titre de « Voyage dans la pénombre ») en six livres. »

Mais d’ailleurs, pourquoi de la Fantasy et pas autre chose ?

« Tout simplement parce que j’ai toujours aimé la Fantasy.  C’est donc le genre littéraire qui s’est imposé, tout naturellement, lorsque j’ai commencé à écrire. »

Rose Berryl Un Matin de Septembre

La nouvelle « Un matin de Septembre » a été publiée dans l’anthologie « Rencontre », téléchargeable gratuitement.

« Damenndyn » est votre œuvre la plus connue. Pourriez-vous nous parler de vos autres publications ?

«  Suite à la parution des deux premiers livres de la saga, de la fermeture de la maison d’édition en avril 2005 et de la reprise du projet par les Éditions Luce Wilquin, de nombreuses propositions de collaborations se sont proposées (principalement en matière de nouvelles).  Je me suis donc lancée dans l’écriture de divers textes, dans des styles très différents.  J’ai débuté avec des contextes contemporains avec, notamment, des nouvelles telles que « Au-delà de toute espérance » ou « La passion de Marguerite », pour passer ensuite à quelque chose de plus fantastique, avec « Fantasy culinaire », « La princesse de glace », ou encore « Peur noire », sans toutefois abandonner le réel.  À l’heure actuelle, j’écris en fonction de l’inspiration du moment, et non plus en fonction d’un genre particulier.  Ma dernière parution, « Provocation policière », se situe quant à elle dans un contexte mi-réel, mi-fictif, de même que les prochaines nouvelles à paraître dans le courant 2014-2015, qui mêlent les genres.  Quant aux résumés des divers textes susmentionnés, je vous invite à vous rendre sur le site officiel (http://www.rose-berryl.com) pour obtenir plus d’informations. »

[ndr : Depuis l’interview, Rose Berryl a publié une autre nouvelle, « Un Matin de Septembre », dans l’anthologie « Rencontre », disponible gratuitement ici : http://www.rose-berryl.com/rose-berryl/nouvelles/un-matin-de-septembre).

Quelles sont vos sources d’inspirations pour ces histoires ?

« Tout est sujet à m’inspirer.  Que cela soit la musique, la littérature, l’art, la télévision, la nature ou les personnes. »

Quelle est votre méthode d’écriture (construisez-vous d’abord une structure,…) ?

« Au départ, je faisais de petites fiches, dans lesquelles je piochais en fonction de mes besoins.  Par la suite, j’ai tenté le plan, mais j’ai vite abandonné l’idée, car cela me lassait beaucoup.  À présent, je me fixe un fil conducteur et puis je fie à mon instinct.  Je connais la direction à suivre, mais je ne connais absolument pas le chemin qui sera parcouru. »

Vous reverra-t-on prochainement dans la région ? Par exemple, y a-t-il des chances pour qu’on vous voie signer des autographes au « Festival Troll & Légendes » à Mons en 2015 (comme en 2005 ou en 2009) ?

«Qui sait !  Si l’occasion se présentait, pourquoi pas ! Wait and see. »

Propos recueillis par mail, par Nicolas Zinque, août 2014.

Liens

Site officiel de Rose Berryl : http://www.rose-berryl.com

Bibliographie

(Textes publiés hors « Damenndyn»)

  • « Un matin de Septembre » (2014)
  • « Provocation policière » (2014)
  • « Peur noire » (2011)
  • « Princesse de glace » (2008)
  • « Fantasy culinaire » (2007)
  • « La Passion de Marguerite (2007) »
  • « Au-delà de toute espérance (2007) »